ÉPISODE 174 

 

 

Jeudi 27 janvier 1966

 

Norman à la barre

 

Norman reçoit des attaques de son père sur Rita. John reçoit la visite de la sœur de sa femme disparue…

 

Audience Nielsen 1ère diffusion :

22,1 millions de téléspectateurs

soit 34,9 %

 

NARRATION : WARNER ANDERSON

Pour Allison Mackenzie, chaque jour est un jour d’espoir. Un espoir pour l’avenir. Le jour où elle emboîtera les pièces du puzzle de son passé.

 

INTRO

Deux hommes entrent à l’hôpital. Allison, dans sa chaise roulante, se rend dans le bureau du Dr Rossi.

 

 

SCENE 1

Allison commence par discuter avec l’assistante du Dr Rossi, Stella Chernak. Stella écoutait les nouvelles lorsque Allison est entrée. Elle a éteint la radio pour ne pas que la jeune fille puisse entende des nouvelles qui pourraient la perturber. Allison rallume la radio. Stella attrape l’appareil et l’éteint à nouveau, prétextant que cette radio n’est pas à elle et qu’elle ne veut pas la casser.

 

Lorsque Stella s’en va, Allison remet en marche la radio et entend une nouvelle concernant le procès de Rodney.

 

Le Dr Rossi entre et réalise qu’Allison connaît la vérité à propos de Rodney. Le médecin lui dit qu’elle ne peut pas se cacher à chaque fois que quelque chose la bouleverse. Michael ouvre la porte pour elle et la laisse partir.

 

Dialogues de la scène 1

Allison frappe à la porte, puis roule avec sa chaise à l’intérieur du bureau de Michael.

 

ALLISON : Bonjour, Mlle Chernak.

 

STELLA : Bonjour Allison.

 

Stella ferme la radio. 

 

STELLA : Oh, vous avez très bien appris à vous servir de cette chaise.

 

ALLISON : Oui. Ma main droite commence à faire ce que je lui dis de faire.

 

STELLA : Vous devez être fière de vous.

 

ALLISON : Et bien, ce n’est pas moi en réalité. C’est Mr Gehring. Il a fait en sorte que je le déteste suffisamment pour que j’aille mieux uniquement pour le contrarier. Parfois je pense que le Dr Rossi utilise la même technique dans ses soi-disantes entrevues.

 

STELLA : Oh, est-il sévère avec vous ?

 

ALLISON : Hier, il m’a rendu tellement malade, je ne pouvais pas bouger mon bras.

 

STELLA : Tout semble aller mieux, aujourd’hui.

 

ALLISON : Je souhaite qu’il me laisse un peu tranquille.

 

STELLA : Pourquoi me dites-vous cela ? Vous voulez peut-être que je prenne pitié de vous ?

 

ALLISON : Non. C’est juste que vous êtes une des rares personnes ici qui ne tourne pas autour de moi tout le temps.

 

STELLA : Et bien, voilà une bonne base pour démarrer une amitié.

 

ALLISON : Vous écoutiez quoi avant que je vienne ?

 

STELLA : Oh, les informations.

 

ALLISON : Cela fait tellement longtemps que je n’ai pas écouté la radio ni lu les journaux.

 

Allison allume la radio.

 

Pensant qu’ils vont bientôt parler du procès de Rodney, Stella se précipite sur la radio et l’éteint.

 

STELLA : Voyez-vous. Elle n’est pas à moi. Je ne voudrais surtout pas la casser. Je suis désolée.

 

ALLISON : Que se passe-t-il ?

 

STELLA : Où ?

 

ALLISON : Aux informations.

 

STELLA : Rien… Vraiment rien… Allison, je dois y aller maintenant. Le Dr Rossi va arriver dans deux minutes, OK ?

 

ALLISON : OK.

 

STELLA : Bye-bye.

 

ALLISON : Bye.

 

Stella quitte la pièce et Allison en profite pour rallumer la radio.

 

JOURNALISTE : … ceci a provoqué un tollé et a bouleversé la ville. Le jeune Rodney Harrington est accusé d’avoir tué Joe Chernak la nuit du 16 juillet. Le mobile serait la vengeance pour avoir insulter son frère, Norman Harrington. Harrington est le petit-fils de Martin Peyton et le fils de Leslie Harrington, l’ancien directeur de la fabrique Peyton. Peyton Place a été sous le choc du témoignage des tiers produits par le procureur général, John Fowler. Tous les yeux sont rivés sur cette ville et…

 

Allison ferme les yeux d’une façon dramatique. Coupure publicitaire.

 

JOURNALISTE : … Vous suivez grâce à nous le procès de Rodney Harrington minute par minute…

 

Le Dr Rossi entre et ferme brusquement la radio.

 

MICHAEL : Allison… Allison.

 

ALLISON : Pourquoi ne m’avoir rien dit ? Pourquoi ne m’avoir rien dit à propos de Rodney ?

 

MICHAEL : Pourquoi as-tu oublié ? Allison, je veux que tu te souviennes par toi-même, à ton allure.

 

ALLISON : Cela ne vous dérange pas si l’on annule la séance d’aujourd’hui ?

 

MICHAEL : Je pense qu’on devrait plutôt faire face à cela.

 

Mike s’assoit sur le coin du bureau.

 

MICHAEL : Qu’as-tu entendu ?

 

ALLISON : Un vrai méli-mélo. Rodney en procès pour meurtre… Ca ne peut pas être vrai. Pourquoi ne m’a-t-il rien dit lorsqu’il est venu me voir ?

 

MICHAEL : Parce que tu ne te souvenais plus et qu’il ne voulait pas te bouleverser. Tu souviens-tu de quelque chose, maintenant ?

 

ALLISON : Non. Rien.

 

MICHAEL : Te souviens-tu de la dernière fois où tu as vu Rodney ?

 

ALLISON : Non.

 

Michael se lève et se dirige vers Allison.

 

MICHAEL : Allison, la dernière fois où tu as vu Rodney, tu étais allée lui rendre visite en prison. Lorsque tu es sortie, tu étais totalement bouleversée et juste après, tu a été renversée par la voiture.

 

ALLISON (criant) : Non, ce n’est pas vrai.

 

MICHAEL : Allison, tu ne vas pas constamment fuir dans ta chambre à chaque fois que quelque chose te bouleverse. Pourquoi es-tu bouleversée ?

 

ALLISON : Je pense que c’est une question parfaitement stupide, étant donné que je viens d’apprendre à la radio que quelqu’un que je connais est en procès pour meurtre.

 

MICHAEL : Qu’est-ce que Rodney représente réellement pour toi ? Qu’est-ce que tout ce procès signifie pour toi ?

 

ALLISON : Qu’essayez-vous de dire ?

 

MICHAEL : Penses-y.

 

ALLISON : Ca n’a rien à voir avec moi. Si je suis allée voir Rodney en prison, c’était probablement parce que je me sentais désolée pour lui. Ca n’a rien à voir avec moi.

 

MICHAEL : Je suppose que Rodney ne signifie rien d’autre pour toi qu’un ami.

 

ALLISON : C’est exact. Personne ne représente rien pour moi, à l’exception de ma mère.

 

MICHAEL : Allison, tu es une fille chaleureuse, une belle jeune fille. Cela ne te semble pas étrange qu’à presque 19 ans, personne ne représente rien pour toi à l’exception de ta mère ?

 

ALLISON : Dr Rossi, si vous avez quelque chose à me dire, j’aimerais que vous me le disiez maintenant, que je puisse m’en aller.

 

MICHAEL : Peux-tu voir Rodney Harrington sans être bouleversée maintenant ?

 

ALLISON : Bien sûr que je le peux. J’aimerais beaucoup le voir prochainement. Pouvez-vous lui en toucher un mot ?

 

Allison s’en va. Fin de la scène.

 

 

SCENE 2

Le Dr Rossi se rend au labo pour faire des reproches à Stella pour avoir laisser traîner la radio dans le bureau. Mike lui demande si elle ne le fait pas exprès.

 

Dialogues de la scène 2

Le Dr Rossi entre au labo avec la radio et l’allume. Stella entend la radio et se dirige vers Mike.

 

STELLA : Je sais. Je me suis souvenue de la radio après être partie.

 

MICHAEL : Vraiment ?

 

STELLA : Que s’est-il passé ?

 

MICHAEL : Elle a entendu les nouvelles.

 

STELLA : Et puis ?

 

MICHAEL : Elle a essayé de se persuader que ce n’était pas vrai et finalement a convenu que Rodney n’est qu’un simple ami.

 

STELLA : Et bien… Cela n’a fait de mal à personne ?

 

MICHAEL : Je ne sais pas. Vous connaissez les dangers d’un choc soudain dans son état. Cela aurait pu la faire régresser, la faire encore plus se détacher de la réalité. Cela aurait pu l’amener directement à une dépression.

 

STELLA : Oh… je suis désolée.

 

MICHAEL : Vous êtes désolée ? Et c’est tout ? Vous avez permis qu’une telle chose se produise parce que vous saviez au fond de vous même les conséquences que cela pouvait avoir. Et…

 

Stella se tourne pour partir.

 

MICHAEL : Où allez-vous ?

 

STELLA : Dehors.

 

MICHAEL : Voilà un trait de votre caractère intéressant, Mlle Chernak. A chaque fois qu’une chose ne vous plaît pas, vous claquez des talons et vous partez.

 

STELLA : Disons que c’est mieux que rester ici et se faire injuriée.

 

MICHAEL : Laissez-moi vous poser une question. Juste par curiosité. Avez-vous laisser ceci (il prend la radio) dans la pièce intentionnellement ?

 

STELLA : Intentionnellement ?

 

MICHAEL : Oui.

 

STELLA : Pour quelle raison ?

 

MICHAEL : Donc, ce n’était que par négligence.

 

STELLA : Oui. C’était par négligence… Non, vous avez raison. J’ai laissé la radio intentionnellement.

 

MICHAEL : Vous n’aviez aucun droit de faire ça.

 

STELLA : Je ne suis pas médecin. Je ne suis qu’un être humain avec des sentiments. Pourquoi ne devrait-elle pas savoir que mon frère est mort ? Pourquoi ne devrait-elle pas savoir que Rodney en est responsable ?

 

MICHAEL : Peut-être avez vous raison. Peut-être devriez-vous partir avant que je ne dise quelque chose que je regretterais par la suite.

 

Stella quitte le labo.

 

 

SCENE 3

A la librairie, Constance, Elliot et Ada discutent du faire part à mettre dans le journal pour annoncer le mariage de Rita et Norman. Elliot offre de rédiger l’annonce lui-même.

 

Dialogues de la scène 3

Ada est venue à la librairie pour parler du mariage.

 

CONSTANCE : Que diriez-vous de quelques faire-part. « Mme Ada Jacks vous fait part du mariage de sa fille Rita…

 

Elliot entre dans la librairie.

 

ADA : Charmaine. Rita Charmaine.

 

CONSTANCE : … Rita Charmaine avec Mr Norman Harrington ». Qu’est-ce que vous en dites ?

 

ADA : Ca me paraît bien.

 

ELLIOT : Très, très élégante. Félicitations.

 

Elliot embrasse Ada sur la joue.

 

CONSTANCE : Et bien, comment as-tu appris la nouvelle ?

 

ELLIOT : Toute la ville est au courant. Norman va l’annoncer au monde entier si ça continue.

 

Ada rie.

 

ELLIOT : Ne me laissez pas vous interrompre.

 

CONSTANCE : Que diriez-vous de celle-ci.

 

ADA : On dirait vraiment 14 carats.

 

CONSTANCE : Celle-ci semble être plus simple et moins conventionnelle. Je pense que Rita aimera celle-là.

 

ADA : Si vous le dites, Mme Carson.

 

ELLIOT : Et avant que tu ne te décides, puis-je suggérer comme cadeau l’annonce du mariage dans le Clarion ?

 

ADA : Merci Elliot. Je paierais l’annonce cette fois, et je te laisse le soin de l’annoncer… mais pas dans la page « actualités mondiales ». (Elle rie).

 

ELLIOT : Chiche ?

 

ADA : Merci pour tout, Constance.

 

CONSTANCE : Nous vous appellerons lorsque les cartes seront prêtes. Et félicitez le couple de notre part.

 

ADA : Je le ferais. Au revoir.

 

Ada quitte la librairie.

 

ELLIOT : On dirait qu’elle est au septième ciel.

 

CONSTANCE : Elle a des raisons de l’être.

 

ELLIOT : Tu penses à Allison. Bien, sois juste contente pour Norman et Rita.

 

CONSTANCE (mélancolique) : Elle a le même âge que Rita. Elle et Rod.

 

ELLIOT : Allison ira mieux bientôt.

 

Ils se regardent amoureusement dans les yeux. Elliot embrasse Constance.

 

 

SCENE 4

Rodney informe Steven que Norman et Rita se sont mariés la nuit dernière.

 

Dialogues de la scène 4

Rodney entre dans le bureau de Steven.

 

STEVEN : Bonjour Rod.

 

RODNEY : J’ai un bulletin d’informations à vous apporter avec le petit déjeuner. Norman Harrington et Rita Jacks se sont mariés hier soir.

 

STEVEN (d’abord surpris, puis en colère) : Quoi ? Vous plaisantez !

 

RODNEY : Je ne mens jamais. Mon avocat m’a dit que ce n’était pas bien.

 

STEVEN : Bon sang. Ca change tout. Cette nouvelle va changer la donne du témoignage de Rita. Et nous faire revenir au point de départ.

 

RODNEY : En quoi ce mariage affecte-t-il le témoignage de Rita ?

 

STEVEN : Ils vont croire qu’il l’a payée pour se marier avec elle, et ainsi plaider votre cause.

 

RODNEY : Vous êtes étonnant. Steven, vous êtes vraiment étonnant.

 

STEVEN : Je dis cela parce que c’est ce qu’ils vont penser.

 

RODNEY : Ce n’est pas pour ça qu’ils se sont mariés.

 

STEVEN : En êtes-vous sûr ? Votre volatile jeune frère a le besoin typique d’un adolescent d’être loyal vis-à-vis de sa famille.

 

RODNEY : Je ne vous suis pas.

 

STEVEN : Et bien, quand un gamin doit entrer dans le monde cruel des adultes, il se sent parfois un peu paumé. Et c’est ce qu’il a ressenti après le témoignage de Rita. Ces deux là sont collés l’un à l’autre. C’est un peu un Don Quichotte qui vole au secours d’une damoiselle en détresse.

 

RODNEY : Dites-moi une chose. N’est-il vraiment pas possible que des gens agissent autrement que par intérêt ? Par amour, par exemple ?

 

STEVEN : Bien sûr, cela arrive. Mais il doit contrôler tout cet amour. Pourquoi n’ont-ils pas attendu une semaine ? Un mois ? Ou mieux encore, jusqu’à ce que le procès soit terminé ? Vous savez, épouser Rita le jour même de son témoignage ne pourra nous être que néfaste.

 

RODNEY : Fowler a cité Norman à comparaître ce matin.

 

Steven accuse le coup de cette seconde nouvelle.

 

STEVEN (en colère, criant presque) : Autre chose ? Vous savez, si la terre s’ouvre et engloutit la statue de Samuel Peyton, j’apprécierais que vous me le disiez.

 

RODNEY : Fowler l’a cité à comparaître ce matin.

 

STEVEN : En réalité, je ne suis pas très surpris.

 

RODNEY : Et bien, moi si. Et j’ai peur.

 

 

SCENE 5

Norman s’entretient avec Leslie et Rodney dans l’appartement.

 

Dialogues de la scène 5

NORMAN : Alors, ça ressemble à quoi ? Propre, hein ?

 

Il ajuste la cible de fléchettes.

 

NORMAN : C’est mieux ? Donnons à cet endroit un sentiment de… de classe.

 

LESLIE : Ton attitude laisse vraiment à désirer.

 

NORMAN : Pourquoi ? C’est le premier cadeau que quelqu’un m’ait donné depuis que je me suis marié.

 

LESLIE : Une citation à comparaître n’est pas à prendre à la légère.

 

NORMAN : Je sais. Je suis désolé.

 

RODNEY : Norman, tu es stup…

 

NORMAN : La ferme. Je ne vais pas laisser ceci me saper le moral.

 

LESLIE : Je souhaite toujours que tu prennes ma demande en considération, Norman.

 

NORMAN : Non. Je ne vais pas prétendre que Rita et moi ne sommes pas mariés alors que nous le sommes.

 

LESLIE : Ne pourrais-tu pas attendre un peu, le temps que le témoignage de Rita soit oublié ?

 

NORMAN : Je vais dire la vérité. Notre bon et noble avocat a toujours dit que la vérité nous servirait toujours. Mon mariage avec Rita est un fait. Et nous allons y faire face.

 

 

 

SCENE 6

Phyllis Sloan reproche à John Fowler la disparition de sa sœur Marian. Fowler lui assure qu’il ne sait pas où se trouve sa femme.

 

 

 

SCENE 7

Au tribunal, Norman, en tant que témoin hostile, est interrogé par John Fowler au sujet de la bagarre et demande si Joe Chernak a défié la virilité de Norman. Steven contre interroge Norman. Puis Norman est excusé.

 


 

DANS LE PROCHAIN EPISODE

Rodney parle avec Michael, Stella avec John, Rodney avec Allison.

 

RODNEY : Je n’ai pas le temps, docteur. Il me reste environ trois semaines de liberté. Je suis en procès pour meurtre.

 

STELLA : Vous ne fait confiance à rien ni personne, n’est-ce pas Mr Fowler ?

JOHN : J’ai l’intention de gagner, Mlle Chernak.

 

RODNEY : Je ne pense pas que l’on puisse revenir en arrière. Aucun traitement au monde ne pourra à nouveau te faire aimer de moi.

 

 

EPISODE 173

LISTE

EPISODE 175